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6 janvier : 1/8ème aller de Copa del Rey : Barça, FC Séville et Valence en ballotage favorable, Deportivo et Atlético tenus en échec.

6 janvier : 1/8ème aller de Copa del Rey : Barça, FC Séville et Valence en ballotage favorable, Deportivo et Atlético tenus en échec.

Les 1/8ème de finale aller de la Copa del Rey du 6 janvier et ont réservé seulement une petite surprise. En effet, le Deportivo la Corogne a été accroché par le modeste club de de Mirandes, pensionnaire de Liga Adelante. Pour le reste, pas d’énormes surprises à signaler, même si certains matchs retours auront un réel intérêt.

 

Athletic Bilbao-Villareal : 3-2

 

Mercredi 6 janvier, dès l’heure de déjeuner, à midi exactement, premier choc avec l’Athletic Bilbao qui accueille au San Mamès la surprenante équipe de Villareal, 4ème de Liga juste derrière le Real Madrid (1 petit point d’écart). De plus, le sous-marin jaune reste sur 5 victoires consécutives et pas contre n’importe qui puisque le Real Madrid, Valence et la Corogne notamment sont tombés contre eux. N’oublions pas les Basques puisqu’eux aussi sont en forme avec 3 victoires sur les 4 derniers matchs dont l’une en déplacement contre les redoutables galiciens du Celta Vigo, au Balaidos. En tout cas, gros duel entre le 6ème et 4ème de Liga, tout en sachant que les deux formations sont en pleine confiance, cela promet un match de très haut niveau. Les deux équipes n’alignent pas totalement leur XI classique, puisqu’on peut constater une non-titularisation côté Basque de Aduriz (bien qu’il rentrera en cours de jeu), Balenziaga ou le portier Iraizoz. Côté Villareal, a noté l’absence de Soldado, Manu Trigueros ou encore la non titularisation de Denis Suarez ou d’Areola. Pourtant, cela n’empêche pas qu’il y ait un match de qualité. Avec beaucoup d’intensité, Villareal prend le dessus au tableau d’affichage et mène 2-0 à la mi-temps grâce à des buts inscrits par Baptistao, très bien placé à la limite du hors-jeu servis de la tête par Samuel Garcia à la 16ème minute. Villareal va doubler la mise par l’intermédiaire de Samuel Garcia, idéalement servi par une merveille de passe du jeune Castillejo qui transperce tout la moitié du terrain. Garcia n’a plus qu’à effacer le portier et à mettre le ballon au fond des filets. Villareal réalise un très grand coup, notamment en marquant 2 buts à l’extérieur qui comptent double.

 

Mais San Mamès est une forteresse imprenable, et les deux dernières défaites de Bilbao remontent au 23 septembre contre le Real Madrid et le 23 août contre le Barça. 9 minutes après le retour des vestiaires, Inaki Williams réduit le score après un beau service de Benat (qui subit une faute). Une minute plus tard, le merveilleux attaquant basque Aduriz rentre en jeu à la place d’Iker Muniain et il lui faut 13 minutes pour inscrire et remettre les deux équipes à égalité. Le contrôle du gauche et l’enchaînement direct d’une finition digne d’un 9 est remarquable. Enfin, à la 81ème minute, Benat d’un coup franc lointain sert le français Aymeric Laporte qui arrive à se jeter sur le ballon pour arracher la victoire et réaliser la remuntada. Malgré la défaite, Villareal a quand même été réaliste avec seulement 3 tirs cadrés et devra gérer au Madrigal pour arracher une qualification en ¼ de finale, contre des Basques qui n’ont rien lâché. Le match retour promet beaucoup de chose et le suspens sera au rendez-vous.

 

 

Valence-Grenade : 4-0

 

Direction le Mestalla à présent pour résumer rapidement la rencontre entre Valence et Grenade. Valence est en ballotage très favorable après une victoire 4 à 0 contre Grenade, bien que ce dernier a eu quelques opportunités pour marquer le fameux but à l’extérieur. Negredo se refait la cerise avec un triplé (dont deux pénaltys et un but opportuniste où il arrive à chopper le ballon à un des défenseurs de Grenade et ne rate pas son face-à-face), histoire de retrouver la confiance. Rodrigo inscrit le second but du match grâce à une offrande (passe en retrait) de Santi Mina, qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans le but vide.

 

Mirandes-Deportivo la Corogne : 1-1

 

C’est la seule petite surprise qu’on peut noter de cette phase aller des 1/8ème de finale de la Copa del Rey. Mirandes, 7ème de Liga Adelante (D2 espagnole) a réussi à tenir en échec le 7ème de Liga. Mirandes est convaincant, se crée des occasions, et à la 26ème minute ouvre le score grâce à Alex Ortiz. A noter le bon service de Prats qui a bien vu son coéquipier au second poteau, même si Lopo côté Deportivo n’est pas exempt de tout reproche puisqu’il laisse étrangement seul Ortiz. Le Deportivo accélère et la frappe d’Oriol Rieira échappe le cadre de très peu. Une frappe de Rodriguez Portillo pas très dangereuse a failli faire mouche puisque le gardien de Mirandes, Fernandez, d’une faute de main la dévie sur sa barre transversale. Mais les galiciens vont égaliser grâce à Lopo d’une tête rageur, issu d’un corner tiré par Cardoso à la 75ème minute. Le Deportivo a même l’occasion de remporter le match mais la déviation d’Oriol Rieira finira de nouveau sur la barre transversale. Ce score est quand même favorable au Deportivo qui devrait finit le boulot à domicile. Toutefois, on peut quand même souligner la belle réussite de ce petit club de 2ème division, basé dans la ville de Miranda de Ebro, ville peuplée de 38 000 habitants, et qui aura tenu tête à un club de l’élite.

 

A partir de 18H15, la journée de ce mercredi 6 janvier est marquée par trois autres matchs, mais pas n’importe lesquels puisqu’il s’agit de trois derbys : sévillan, catalan et madrilène.

 

 

Betis-FC Seville : 0-2

 

Remake du match de championnat qui s’est déroulé le 19 décembre dernier au Benito Vallamarin, sous le score de 0-0. Ce 6 janvier, même lieu pour un match où on sent de l’enjeu notamment celui de l’honneur, prouver qui est le patron de la ville. La forme des deux équipes est complètement différente, d’un côté le FC Séville depuis fin novembre enchaîne les bons résultats. En effet, sur les 9 derniers, les hommes d’Unai Emery ont remporté 6 matchs, concédé 2 nuls (à l’extérieur contre le Betis et la Corogne) et une défaite contre Grenade le 3 janvier. D’un autre côté, le Betis ne connaît pas la même réussite, avec notamment deux énormes défaites subies au Camp Nou et contre Eibar à domicile (4-0 pour les deux rencontres), et 6 matchs de suite sans victoire. Pourtant, malgré un Benito Vallamarin chaud bouillant, plein à craquer et acquis bien évidemment à la cause du Betis, Krohn-Dehli à la 13ème minute lance le premier coup d’éclat d’une chevauchée solitaire et bat Gimenez à bout pourtant. Il ne manque par ailleurs de provoquer le public en célébrant son but vers eux et montrant sans complexe sa fierté de représenter le FC Séville. Le Betis réagit par exemple par une tête hors cadre de Molina, mais le FC Séville va doubler dès le début de la seconde période par Krychowiak. A la 49ème minute, l’international polonais très opportuniste pousse le ballon au fond des filets à bout après un arrêt de Gimenez.

 

Le FC Séville ne se relâche pas et est proche d’inscrire un troisième but, d’abord par Banega mais sa frappe atteint la barre transversale, puis l’argentin retrouve un montant puisque une nouvelle frappe va heurter le poteau droit. Le Betis a l’occasion de réduire le score grâce à un penalty provoqué par Dani Ceballos. Mais le vétéran Ruben Castro manque complètement son pénalty en envoyant le ballon au-dessus du cadre. Le Betis va même finir en infériorité numérique, après un second carton jaune de N’Diaye à la 86ème, synonyme de rouge. Score finale 2-0, le 9ème de Liga est maître de Séville devant le 14ème. Ballotage forcément très favorable au FC Séville qui va recevoir son plus bel ennemi au Sanchez-Pizjuan pour un nouveau derby très chaud, et qui sait, pourquoi pas un retournement de situation. Si on se souvient du duel entre les deux équipes en Europa League, lors d’un 1/16ème de finale en 2014, on ne sait jamais.

 

 

FC Barcelone-Espanyol Barcelone : 4-1

 

Le Barça a l’occasion de remettre les pendules à l’heure après avoir concédé le nul chez son ennemi samedi dernier, 0-0, malgré la pratique d’un jeu très rugueux en face. De plus, c’est enfin la première d’Arda Turan avec le Barça, titularisé d’entrée au milieu aux côtés de Busquets et d’Iniesta, dont ce dernier sera auteur d’un match excellent. Aleix Vidal jouera seulement 27 minutes pour son premier match sous ses nouvelles couleurs. Pourtant, l’Espanyol n’a pas changé de stratégie par rapport au dernier match, et est bien décidé à jouer les trouble-fêtes. En effet, c’est bien eux qui vont se montrer opportuniste à la 9ème minute, par un contre mené à la vitesse de l’éclair par Asensio (qui a récupéré le ballon sur Dani Alves), servant à sa droite dans les meilleurs conditions Felipe Caicedo et celui-ci crucifie avec sang-froid Ter Stegen. Mais le Barça est grand et n’a pas oublié cette frustration d’avoir perdu 2 points chez son ennemi et réagi rapidement, puisque les Blaugranas égalisent 4 minutes plus tard grâce à Messi sur un service parfait d’un Iniesta des grands soirs. Puis à la 43ème minute, Messi remet le couvert et inscrit l’un des plus beaux buts de la saison sur un coup franc lointain qu’il tire directement.

 

La balle rentre avec l’aide de la barre transversale, cette petite part de réussite qu’a réussi a provoqué le meilleur joueur du monde, déjà avec l’audace de tenter un coup franc direct aussi loin. La deuxième période est à sens unique pour le Barça qui ne tarde pas à inscrire le troisième but dès la 48ème minute. Iniesta à l’avant dernière passe pour Messi qui centre en retrait parfaitement pour Gerard Piqué bien positionné dans la surface de réparation de l’Espanyol. Le quatrième but inscrit à la 88ème est somptueux, avec Neymar qui repique dans l’axe, passe pour Messi qui lui remet en une-deux en une touche de balle, et Neymar finit par une volée croisée qui ne laisse aucune chance à Pau Lopez. Le Barça fait une démonstration footballistique alors que son voisin s’est bien plus fait remarquer pour ses actes d’anti-jeux (comme samedi dernier) et ses deux cartons rouges, récoltés à la 72ème et 75ème minute par Perez et Diop. Vu le score, la prestation des hommes de Luis Enrique, et l’écart entre les deux équipes, on peut déjà placer le Barça en ¼ de finale aux côtés de Valence.

 

 

Rayo Vallecano-Atlético Madrid : 1-1

 

Dernier match aller de la journée entre une équipe très joueuse et une équipe prétendante au titre de champion de la Liga. Cela fait une très belle affiche. Pourtant, Diego Simeone a fait tourner son effectif, même si on a pu voir la première apparition sous le maillot colchoneros de la jeune recrute provenant de River Plate, Matias Kranevitter. Le Rayo ouvre le score grâce à son défenseur central Martinez, d’une très belle frappe sèche lointaine, bien que Moya ne soit pas exempt de tout reproche puisque l’ex-majorquin détourne mal le ballon. En tout cas, il n’a pas eu la main ferme. Mais l’Atlético ne peut pas en rester là et va égaliser à la 67ème minute grâce à Saul Niguez qui reprend directement un centre retrait de Vietto. Avec ce score, l’Atlético est quand même dans une bonne position pour rallier les ¼ de finale et va devoir finir le travail à Vincente Calderon.

 

Raphael Benbouhou

Photos: Gettyimages/Zekop.fr

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