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Liga BBVA (J26)| FC Barcelone 2-1 FC Séville : Le Barça tente l'échappée !

Liga BBVA (J26)| FC Barcelone 2-1 FC Séville : Le Barça tente l'échappée !

Grâce à un but magnifique sur coup franc de Messi et à une réalisation opportuniste de Piqué. Le FC Barcelone a su remonter un but de retard avant de finalement s’imposer (2-1) face à une excellente formation Sévillane. Ce succès permet aux Catalans de conserver leurs huit points d'avance sur l'Atlético et de compter désormais douze longueurs sur un Real Madrid plus que jamais en crise.

 

Au cours du week-end dans lequel le Real Madrid a capitulé dans le derby face à l'Atletico, Barcelone met une main sur la Liga avec ce succès étriqué (mais ô combien mérité) sur une excellente équipe de Séville. Une victoire pleine de significations, car elle permet aux Culès d’enchaîner par un 34e résultat sans défaite toutes compétitions confondues (égalant le précédant record du Real), et surtout remettre à huit points les Colconeros et de pousser à douze longueurs les pensionnaires de la maison blanche. Un succès, comme d'habitude qui porte la signature de Leo Messi auteur d’un coup franc stratosphérique qui laissera Sergio Rico pantois.

 

 

FC Barcelone 2-1 FC Séville : Le film du match

 

Perdre était interdit ce dimanche soir pour le Barça face au FC Séville, dernière formation à avoir réussi à battre les Blaugranas cette saison. En effet, la défaite était interdite pour les hommes de Luis Enrique Martìnez pour plusieurs raisons. La première, profiter de la débâcle du Real Madrid battu lors du derby Madrileño (0-1) face à son voisin l'Atlético. L'occasion de mettre à douze longueurs les joueurs de Zinédine Zidane en cas de succès face au double tenant du titre de la Ligue Europa. La seconde, égaler le record historique de matchs consécutifs sans défaites toutes compétitions confondues d'une formation Espagnole détenu aussi par ce même Real Madrid d'un certain Beenkakker. Pour toutes ces raisons, les Catalans ne pouvaient rater leur rendez-vous face aux Andalous. Les Culès ont d'ailleurs dû réaliser une énorme prestation pour réussir à avoir le dernier mot face à un FC Séville qui a chèrement vendu sa peau et qui a fait plus que résister aux champions d'Espagne en titre.

 

À la veille de cette partie, Unai Emery avait annoncé la couleur en déclarant que ses joueurs ne se présenteraient pas au Camp Nou en victimes expiatoires et que l'objectif était clair: gagner et créer la surprise. Ces mots vont rapidement se transformer en acte, les Andalous optent pour un marquage strict et des lignes bien resserrées. Le but est simple, désactiver le pouvoir du milieu de terrain Catalan à créer et à trouver les trois magiciens de devant. Une tactique payante d'autant qu'Andrès Iniesta et Ivan Rakitić sont laissés à la surprise générale sur le banc. Leurs remplaçants Arda Turan et Sergi Roberto éprouvent les pires difficultés nonobstant toute leur bonne volonté à alimentent en bons ballon la MSN. Pire, ce sont les visiteurs qui se procurent les meilleures opportunités en ce début de rencontre faisant passer quelques sueurs froides aux supporters du FC Barcelone.

 

Impuissant, sans idée et incapable de trouver la moindre solution. Le Barça doit attendre la demi-heure de jeu pour enfin s'approcher des buts de Sergio Rico. Le travail de sape des joueurs d'Emery porte ses fruits. Arda Turan et Sergi Roberto sont asphyxiés et Sergio Busquets doit surtout s'appliquer dans son rôle de récupération. Ce manque de créativité oblige même parfois Messi, Suàrez et Neymar à dézoner afin de toucher un petit peu le cuir. Résultat, un nombre incalculable de ballons perdus et un manque criant de solutions. Séville ne se contente pourtant pas uniquement de défendre mais ose également attaquer. Étincelant sur son couloir gauche, le Français Tremoulinas offre un excellent ballon à Vitolo dont le tir trop excentré n'inquiètera pas Claudio Bravo (10').

 

 

Séville ultra réaliste !

 

Toujours sans réaction et manquant de fluidité dans ses passes, la formation Azulgrana a dû mal à trouver des espaces dans les lignes resserrés du FC Séville et les coups de pieds arrêtés deviennent donc une possible solution pour trouver enfin la faille. À la douzième minute, Messi tente de marquer directement sur corner mais son ballon s'écrase sur le poteau avant d'être dégagé en catastrophe par la défense. Sur la continuité de l'action et sans contrôle, Luis Suàrez hérite de la balle et déclenche à l'entrée de la surface une terrible frappe qui s'écrase cette fois sur la transversale. Par la suite, Séville reprend ses bonnes habitudes et force ses hôtes à commettre des imprécisions. Les Andalous commencent même à sortir un peu plus de leur moitié de terrain et à donner des sueurs froides à Jeremy Mathieu qui formait ce dimanche soir l'axe central avec Piqué.

 

Occasion ratée, punition immédiate. Les Andalous après avoir une première fois manqué une énorme occasion vont cette fois-ci se montrer beaucoup plus réalistes. Trémoulinas combine avec Krohn-Dehli avant de centrer. Vitolo trompe Bravo d’une volée croisée du pied droit 0-1 (19'). Menés au score, les Catalans n'ont plus le choix, ils se doivent de réagir. Neymar décide alors de gratifier le public Catalan de gestes techniques de toute beauté et sonne la révolte. Suàrez est enfin trouvé en profondeur, El Pistolero contrôle le cuir avant de se retourner mais Adil Rami le tient du maillot concédant un coup franc excentré sur la gauche à l'entrée de la surface de réparation. L'opportunité pour le quintuple ballon d'or de tenter sa chance. L'Argentin s'élance et marque d'un magnifique ballon enroulé qui survole le mur avant de finir dans la lucarne d'un Sergio Rico qui n'a pu que constater les dégâts 1-1 (31'). C'est tout le Camp Nou qui tremble et qui fête cet énième chef d'œuvre du meilleur joueur du monde, le Barça recolle enfin au score. Ce but va comme par hasard faire perdre aux Sévillans toutes leurs certitudes. Le FCB de son côté et comme par magie retrouve son efficacité habituelle et le temps passant sa confiance mais c'est sur ce score de parité d'un but partout que Monsieur Santiago Jaime Latre, l'arbitre de ce Partidazo renvoie les deux équipes aux vestiaires.

 

 

Piqué complète la Remontada !

 

Revigorés par la pause, les Azulgranas regagnent la pelouse avec la ferme intention de marquer ce second but et ils vont rapidement obtenir satisfaction. Face à une équipe Andalouse moins concentrée et qui a semble-t-il pris un coup au moral avec l'égalisation de Messi. Barcelone accentue d'entrée de deuxième période sa domination et double la mise dès l'entame de celle-ci. En effet, sur un beau mouvement collectif, Messi est trouvé dans les six mètres. La Pulga protège son ballon avant de décaler Suàrez au point de penalty. L'Uruguayen réalise une sorte de centre-tir à ras de terre qui trouve Piqué en position d'avant centre au second poteau qui n'a plus qu'à pousser le ballon au fond des filets 2-1 (47').

 

Ce but va avoir une répercussion pourtant positive sur la formation visiteuse qui va connaître une seconde vie dans cette rencontre. Perdu pour perdu, les hommes d'Unai Emery vont reprendre du poil de la bête et se jeter à l'abordage dans l'espoir de revenir en Andalousie avec au moins un point. Trois minutes après le second but du compagnon de Shakira. Gameiro profite d'une magnifique déviation d'Iborra pour se retrouver seul face à Claudio Bravo mais l'ancien attaquant du Paris Saint-Germain perd son duel face au portier Chilien (50'). De l'autre côté du terrain, Sergio Rico n'est pas en reste. L'ultime rempart des Rojiblancos dévie en corner une superbe frappe enroulée de Busquets (55'). Le Barça mène toujours à la marque mais la partie est très ouverte et semble pouvoir nous réserver encore quelques surprises. Luis Enrique lui préfère ne prendre aucun risque et effectue deux changements significatifs avec les incorporations d'Iniesta et Dani Alves en lieu et place d'Aleix Vidal et Arda Turan. Le but est évidemment de récupérer le contrôle de l'entrejeu et de bien gérer la circulation du ballon d'autant que la marge d'erreur reste infime face à un adversaire loin d'avoir rendu les armes.

 

Ces ajustements vont permettre aux Catalans de bien gérer la dernière demi-heure en faisant circuler convenablement le ballon. Les Blaugranas auraient même pu creuser l'écart si le référée de cette rencontre n'avait pas omis de siffler un penalty à Neymar Jr. L'international Auriverde dribble Rami le long de la ligne de touche, le Brésilien s’écroule mais l’arbitre ne bronche pas. Il y avait pourtant quelque chose (69'). Les Catalans pas encore à l'abri manquent par deux fois l'occasion de faire le break. Une première fois par Messi, une seconde par Suàrez laissant en vie jusqu'à la fin leurs adversaires qui répondront par des contres foudroyants mais qui manqueront dans le dernier geste ou de puissance ou de précision mais comme souvent dernièrement, le Barça aura souffert en fin de partie mais encore une fois, les camarades d'Ivan Rakitić dont l'incorporation en fin de match (à la place de Sergi Roberto) a fait énormément de bien ont résisté jusqu'au bout. Séville au vu de son excellente prestation peut légitimement nourrir quelques regrets. Pour sa part, le Barça enterre définitivement les espoirs du Real Madrid d'être sacré champion d'Espagne et enchaîne par la même occasion sa 34ème rencontre sans défaite égalant ainsi le record détenu jusqu’alors par les Madrilènes (34). Le Club Culè a souffert, mais les hommes de Luis Enrique ont réalisé l'essentiel, à savoir l'emporter.

 

 

Si tout le monde avait le niveau de Messi ! Samedi, après la défaite du Real Madrid au Santiago Bernabéu lors du derby face aux Colchoneros (0-1) d'El Cholo Simeone. Cristiano Ronaldo énervé avait déclaré en zone mixte que si ses coéquipiers avaient son niveau, le Real serait premier. Une énième sortie médiatique du Lusitanien qui ne risque pas d'arranger les affaires de Zidane dont la compagne de séduction des premiers matchs semble avoir pris fin. Ces mots du meilleur buteur de l'histoire de la casa Blanca ne sont évidemment pas passés inaperçus du côté de la Catalogne et surtout des supporters du Barça qui eux se demandent, que serait leur club si tout les joueurs avaient le niveau de Lionel Messi? La réponse à cette question est évidente, si c'était le cas, les Blaugranas remporteraient les titres avant même le début de saison. Mais Messi, il y en qu'un. Personne n'est en mesure de concurrencer le meilleur joueur du monde actuel et probablement de l'histoire. L'Argentin est un cran, voir plusieurs au dessus de tous les autres. À chacune de ses sorties, il arrive encore à nous surprendre avec un énième opera d'arte.

 

Si tout le monde avait le niveau de Messi !

 

Samedi, après la défaite du Real Madrid au Santiago Bernabéu lors du derby face aux Colchoneros (0-1) d'El Cholo Simeone. Cristiano Ronaldo énervé avait déclaré en zone mixte que si ses coéquipiers avaient son niveau, le Real serait premier. Une énième sortie médiatique du Lusitanien qui ne risque pas d'arranger les affaires de Zidane dont la compagne de séduction des premiers matchs semble avoir pris fin. Ces mots du meilleur buteur de l'histoire de la casa Blanca ne sont évidemment pas passés inaperçus du côté de la Catalogne et surtout des supporters du Barça qui eux se demandent, que serait leur club si tout les joueurs avaient le niveau de Lionel Messi? La réponse à cette question est évidente, si c'était le cas, les Blaugranas remporteraient les titres avant même le début de saison. Mais Messi, il y en qu'un. Personne n'est en mesure de concurrencer le meilleur joueur du monde actuel et probablement de l'histoire. L'Argentin est un cran, voir plusieurs au dessus de tous les autres. À chacune de ses sorties, il arrive encore à nous surprendre avec un énième opera d'arte.

 

Ce dimanche soir, le petit lutin Argentin nous a gratifiés d'un super coup franc qui a permis au Barça d'égaliser au meilleur des moments avant d'être à l'initiation de l'action qui a vu Gerard Piqué inscrire son premier but cette saison. Une réalisation synonyme de neuvième victoire consécutive en Liga BBVA pour les Catalans. Un succès qui permet aussi au club Culè d'égaler le record d'invincibilité d'un club Espagnol détenu auparavant par le Real Madrid de Leo Beenkakker qui remonte à l'exercice 1988-1989. Messi est capable de tout, mais à la différence de Cristiano Ronaldo, la Pulga s'est profité des espaces procurés par ses coéquipiers et il sait aussi les sublimer sans pour autant les critiquer s'ils sont dans un jour sans. Le quintuple ballon ne dira jamais de mal de l’un de ses coéquipiers, il ne mettra jamais ses ambitions ou ses objectifs individuels en avant au détriment du collectif. La victoire contre Séville est le fruit de sa prestation énorme couronnée par ce génial coup franc de mais aussi de la bonne tenue général de toute l'équipe. Malgré les rotations surprenantes de Luis Enrique au milieu de terrain (Sergi Roberto et Arda Turan ont été préférés à Iniesta et Rakitić). Le Barça sûr de sa force est resté patient malgré l’ouverture du score des Andalous, qui avaient été les derniers à vaincre les Blaugranas.

 

 

Statistique clé :

34 - Comme le nombre consécutif de matchs sans défaite du FC Barcelone de Luis Enrique parmi toutes compétitions confondues. Le record du Real Madrid qui remontait à la saison 1988-1989 est désormais égalé.

 

L’homme du match :

Lionel Messi - Son chef-d'œuvre sur coup franc permet à Barcelone de revenir dans la partie après un début de match compliqué: un tir parabolique qui transperce les filets de Sergio Rico sur son poteau pour dessiner une trajectoire étonnante. Comme un tir à trois points de Steph Curry. L’Argentin remporte l’oscar de cette partie. Normal pour le Leonardo Di Caprio du ballon rond.

 

 

Le pire :

Adil Rami : Il déséquilibre Suàrez et offre à Messi un excellent coup franc. L’ancien défenseur du Losc et de Milan n’aura pas brillé mais il pourra se consoler en se disant qu’en face, il avait à faire à la MSN. 

 

La déclaration :

Gerard Piqué (défenseur du FC Barcelona): «Séville est une équipe qui défend très bien, qui sort bien en contre et pendant les premières minutes, ils se sont montrés dangereux. Mais nous avons fait un grand match. Nous avons beaucoup de matches dans les jambes et tout est difficile désormais. A Las Palmas (2-1, NDLR), Malaga (2-1), nous nous en sommes sortis et c'est ainsi qu'on gagne la Liga, en continuant à gagner même quand on souffre.»

 

Paolo Hamidouche’ (@Paolino_84)

Photos: Gettyimages

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