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Serie A Tim (J30) : La Juve réagit en championne, Naples tient le rythme. Derrière, on se bouscule pour la troisième place !

Serie A Tim (J30) : La Juve réagit en championne, Naples tient le rythme. Derrière, on se bouscule pour la troisième place !

Si le Napoli espérait profiter de la désillusion Européenne de la Juve pour s’emparer de la tête du campionato, c’est raté. La vieille dame a oublié ses frustrations Bavaroises en allant étriller le voisin du Toro (1-4) conservant ainsi ses trois longueurs d’avance sur les Azzurri. Derrière, la Fiorentina n’a pas su profiter du nul entre Giallorossi et Nerazzurri pour se rapprocher du podium. DECRYPTAGE !

 

Quatre jours après une cruelle élimination à Munich en Ligue des champions, la Juventus s'est tout de suite remise en selle en remportant le derby piémontais. Les Bianconeri se sont nettement imposés (1-4) sur la pelouse de leur rival. Le propre des grandes équipes est de savoir se relever vite quand elles ont un genou à terre. Après l'énorme déception de l'élimination imméritée en huitièmes de finale de la Ligue des champions face au Bayern Munich mercredi (4-2 après prolongation), la vecchia signora a repris les affaires courantes dimanche en Serie A. Le piment du derby della mole a suffi à remettre en selle les Bianconeri, et le Torino, pourtant à domicile, a payé la note en s'inclinant lourdement. De son côté et bien que mené à la pause, Naples a réussi à renverser la vapeur grâce notamment à un doublé de Gonzalo Higuaìn pour s'imposer 3-1 à domicile face au Genoa. Les Partenopei restent à trois longueurs du leader, la Juventus Turin. Pour le reste, pas de gros changements notables si ce n’est la sortie de la zone de relégation de Carpi.

 

 

Palerme relégable !

 

Serein onzième, Empoli qui a déjà assuré sa survie dans l’élite recevait ce samedi (18H00) une formation de Palerme qui lutte toujours pour son maintien. Dans un match techniquement médiocre et sans véritables occasions la faute à une formation Sicilienne très prudente. On a assisté à une partie sans gros intérêt qui s’est logiquement soldée par un score nul et vierge. Un point fêté par Walter Novellino, l’entraîneur Rosanero qui voyait en ce nul une bonne opération en vu du maintien mais ça c’était avant la suite de cette journée qui a vu le club du bouillantissime et volcanique président Zamparini devenir premier relégable. Sans succès depuis deux mois (soit neuf rencontres), les Rosaneri tombent dans la zone rouge. A noter que le club local a vu son Français Vincent Laurini sortir sur blessure (élongation à une cuisse).

 

La Roma sauve l’essentiel !

 

En soirée (20H45), dans le second anticipo de cette trentième journée, l'AS Roma, qui a arraché dans les derniers instants le nul face à l'Inter Milan (1-1), a maintenu à distance son adversaire du jour dans la course à la troisième place, qualificative pour les barrages de la Ligue des Champions. Pas de neuvième victoire d'affilée et petit coup d'arrêt pour la formation Giallorossa mais la Louve, menée au score jusqu'à la 84e minute après l'ouverture du score de Perišić (53’), a réussi à sauver les meubles grâce à l'égalisation rageuse de Nainggolan (84’). Avec ce nul arraché dans les derniers instants de la rencontre, l'AS Rome (3e, 60 pts) a certes manqué l'occasion d'éliminer définitivement l'un de ses poursuivants de la course à la C1, mais elle voit tout de même son écart se maintenir à cinq points avec l'Inter Milan (4e, 55 pts). Sans leur principal atout en attaque Mauro Icardi, les Nerazzurri ont tout de même réussi à piéger des Romains, globalement dominateurs dans la rencontre, grâce au réalisme de Perišić. Avec un Handanovič, auteur de plusieurs arrêts de grande classe face à Salah et El Shaarawy (40’, 81’), les hommes de Roberto Mancini ont même cru tenir la victoire et réussir le coup parfait mais Nainggolan, qui a vu avec impuissance ses coéquipiers manquer successivement de grosses occasions, taclait rageusement un ballon dans la surface pour enfin tromper l’ultime rempart Interista et accrocher un point précieux. Salah aurait même pu offrir la victoire aux siens dans les arrêts de jeu, mais sont tir puissant qui semblait prendre le chemin des filets a été contré au dernier moment par... son coéquipier Džeko.

 

 

L’Atalanta peut respirer !

 

Dimanche à l’heure du déjeuner (12H30), l’Atalanta Bergame a réalisé une excellente opération en disposant (2-0) d’une formation de Bologne qui depuis qu’elle a quasiment assuré son maintien semble évoluer en roue libre. Les hommes de Roberto Donadoni qui ont terminé cette partie à neuf après les excluions de Mbaye (78’) et Gastaldello (85’) sont passés totalement à côté de leur sujet. De son côté, Bergame va profiter de sa bonne entame pour se créer quelques occasions mais les Lombards devront attendre presque la demi-heure de jeu pour voir leurs efforts enfin récompensés. Diamanti réalise une action individuelle avant d’offrir un joli centre pour Gomez qui ouvre la marque (27’). Sans réaction, les Emiliens vont céder une seconde fois dans le temps additionnel du premier acte. Sur un contre rapide, Diamanti passeur sur le premier est cette fois à la finition pour inscrire le but du break juste avant la pause (45’ +1’). En seconde période, les poulains d’Edoardo Reja vont gérer jusqu’au coup de sifflet leur double avantage pour s’offrir un précieux succès qu’il leur permet de conforter leur quatorzième et de compter surtout cinq unités d’avance sur Palerme, le nouveau premier relégable. De son côté, Bologne malgré cette nouvelle défaite reste confortablement installé à la dixième place.

 

Dans les rencontres de l’après-midi (15H00), la formation de Fabrizio Castori a pour la première fois de la saison enfin quitté la zone rouge. Carpi peut notamment remercier Palerme. Mais les Ciociari doivent surtout une fière chandelle à Lasagna qui leur a offert la victoire (2-1) sur une merveille de coup franc (66’). Certes, c'était l'Hellas Vérone en face, sans aucun doute condamné à la Serie B, mais ça peut leur donner l'élan nécessaire pour tenir jusqu'à la fin de saison. Di Gaudio avait auparavant ouvert la marque pour les locaux (42’) avant qu’Artur Ioniță ne remette les pendules à l’heure momentanément (66’). Ante Rebić se fera expulser en fin de rencontre (90’) contraignant la plus que jamais lanterne rouge à terminer cette partie à dix.

 

 

La Juventus à un mental en acier !

 

La Juve conserve ses trois points d'avance sur son dauphin, le Napoli. Les hommes de Massimiliano Allegri ont fait la différence dans le dernier quart d'heure de la première période en inscrivant deux buts pour mettre le Torino. C'est d'abord Paul Pogba, d'un superbe coup franc du droit à 25 mètres du but de Daniele Padelli, qui a ouvert le score (33’), avant qu'un autre milieu de terrain, Sami Khedira, ne double la mise neuf minutes plus tard. Le Torino a pourtant cru se remettre dans le match en début de seconde période, en obtenant un penalty, tiré et transformé par Andrea Belotti (48e). Un évènement, puisque ce but était le premier concédé par la Juventus depuis le 10 janvier, lors de la 19e journée. Mais Gianluigi Buffon avait quand même eu le temps de battre le record d'invincibilité en Serie A en le portant à 973 minutes. Il n'avait besoin de tenir que quatre petites minutes ce dimanche pour effacer des tablettes l'ancien portier de l'AC Milan, Sebastiano Rossi, détenteur du record précédent qui datait de 1994. Il n'a pas raté son rendez-vous avec l'histoire. Cet accroc n'a de toute façon pas perturbé plus que cela la Juventus, qui n'a pas franchement eu le temps de douter. Alvaro Morata y est allé de son doublé (63’, 76’) pour plier définitivement l'affaire et sceller le large succès du leader. Et ce n'est pas le carton rouge infligé à Khedira en toute fin de rencontre (87’) qui a changé le destin de ce derby. Les Grenata n'ont encaissé que deux fois quatre buts cette saison, toutes compétitions confondues. Les deux fois contre son prestigieux voisin... La Juve a désormais remporté 19 de ses 20 derniers matches, pour un total de 58 points sur 60 possibles au cours de cette période. Munich restera une blessure, mais la Vieille Dame en a vu d'autres...

 

Mauvaise opération par contre pour la Fiorentina. La Viola a été tenue en échec sur la pelouse de l'avant-dernier, Frosinone (0-0). Les hommes de Paulo Sousa manquent ainsi l'occasion de mettre la pression sur la Roma, troisième, mais récupèrent tout de même la quatrième place aux dépens de l'Inter Milan.

 

 

L’Europe toujours d’actualité pour Sassuolo !

 

Bien que tenus en échec à domicile par la modeste équipe de l’Udinese, les hommes d’Eussebio Di Francesco peuvent toujours croire en une possible qualification en Europa League. Un objectif qui s’il venait à se concrétiser serait un véritable exploit pour le club Neroverde qui joue sa troisième saison seulement en Serie A Tim et cela confirmerait les immenses progrès réalisés par la societa’ chère au président Giorgio Squinzi. Face aux hommes de Luigi De Canio, seizièmes seulement au général et plus que jamais menacés par la relégation. Les Emiliens avaient logiquement les faveurs des pronostiques. Pourtant, le début de match va sourire aux visiteurs qui vont trouver la faille par Zapata dès la huitième minute. Surpris par ce but, les locaux vont toutefois rester calmes mais devront attendre un peu plus que l’heure de jeu pour recoller au score. Sansone contrôle le ballon et redonne à Peluso qui effectue un centre parfait pour la tête victorieuse de Politano qui profite de l’erreur de placement de la défense Frioulane pour remettre les pendules à l’heure (64’). Nonobstant les nombreuses tentatives des Sassuolesi pour tenter de l’emporter, le tableau d’affichage ne bougera plus. Si ce nul est une bien mauvaise opération pour Udine, Sassuolo qui aspirait évidemment à mieux reste toutefois à quatre points de l’AC Milan sixième.

 

On pensait la Sampdoria en meilleure forme mais on s’est sans doute trop vite enflammés. En effet, les hommes de Vincenzo Montella sont retombés dans leurs travers en s’inclinant sur leur terrain (0-1) face au Chievo la faute à l’unique réalisation de cette rencontre signée Riccardo Meggiorini (24’). Les Blucerchiati ne s’en relèveront pas et risquent de vivre une fin de saison délicate eux qui ne comptent plus que cinq longueurs d’avance sur la zone rouge. De leurs côtés, les Gialloblù avec désormais 38 points au compteur consolident leur neuvième position au général.

 

Le Napoli ne lâche toujours pas !

 

Dans le match du dimanche en début de soirée (18H00), Naples a eu beaucoup de mérite à s'accrocher, trois longueurs derrière la Juventus, et à conserver ses chances intactes dans la course au Scudetto. La rencontre avait pourtant bien mal débuté pour les hommes de Maurizio Sarri, menés suite au but de Tomás Rincón (10’). Higuaìn a ensuite égalisé, sur un caviar d'Hysaj, en début de seconde période (51’). Le Diable Rouge Mertens entré à la place de Callejòn quelques minutes plus tard (59’) s'est montré dangereux à deux reprises. Il s'est fait contrer par un défenseur après une belle action (70’) et a été devancé par le gardien Perin après avoir combiné avec Hamsik (75’). Higuaìn a réussi par la suite un enchaînement contrôle de l'extérieur-frappe enroulée qui a fait exploser le stade San Paolo. L'Argentin a fait trembler les filets à 29 reprises en championnat cette saison. Le Marocain Omar El Kaddouri, né à Bruxelles et formé à Anderlecht, a mis Naples à l'abri en fin de match (90’+1’). Naples, 67 points, reste à trois longueurs de la Juventus.

 

 

Un nul sans intérêt pour Milan !

 

Dimanche soir, en clôture de cette journée dans l’habituel posticipo serale (20H45) et pour le deuxième affrontement du week-end entre Milanais et Romains, l'AC Milan et la Lazio devaient en découdre pour un éventuel dernier ticket pour l'Europe. Au final, pas vraiment plus d’animosité que dans la précédente rencontre des cousins. On ne retiendra que deux équipes qui se sont neutralisées au terme d’une partie plutôt fermée. D’un côté comme de l’autre. Les deux formations n’ont pas osé trop s’avancer, guettant chacune la moindre opportunité pour bondir dans le camp adverse. Et comme souvent dans ce genre de matchs fermés, les coups de pieds arrêtés sont un excellent moyen pour marquer. la Lazio saisit donc sa chance sur corner, et ça rentre. Parolo s’élève plus haut que les autres et trompe Donnarumma de la tête (9’). Bacca va toutefois rapidement égaliser une poignée de minutes plus tard (15’). De nouveau timide, la Lazio avance avec de longs ballons envoyés dans les pieds de Candreva et des dribles chaloupés de Felipe Anderson. Quant au Milan, il est moins présent devant le but Biancoceleste, mais fait pourtant plus peur. Bonaventura fait d’ailleurs trembler le public visiteur et la barre transversale sur un coup franc avant la pause. La deuxième période est plus mouvementée. Plus d’intensité, mais moins de buts. Pourtant, les hommes de Siniša Mihajlović étaient décidés à prendre le jeu à leur compte. Le campement est solidement installé dans la partie de terrain adverse, et les occasions s’enchaînent, mais, de nouveau, c’est imprécis. Honda rate par trois fois les cadres. Les joueurs de Pioli tentent de résister et attendent le bon moment pour contrer. Et ça ne traîne pas, le jeu s’accélère, les passes se font plus précises, et les présences devant le but milanais sont plus fréquentes. Il faut d’ailleurs un grand Donnarumma pour empêcher qu’une course de Lulić ne finisse en but. Et il ne faut pas longtemps pour que Marchetti n’y aille aussi de son miracle. Arrive alors (pensait-on) le tournant du match quand Lulić prend un deuxième carton et laisse ses compagnons à dix pour les cinq dernières minutes. Mais ça ne sert à rien, le Milan n’en profite pas.

 

Pire, la Lazio semble même davantage investie dans le match. Ça semblait écrit, les deux équipes se neutralisent finalement, et chacune peut regretter de ne pas avoir pu profiter des matchs nuls de Sassuolo, la Fiorentina, l’Inter et la Roma. A signaler que Jérémy Ménez a de nouveau fait parler et pas de la meilleure façon. Déçu d'être remplaçant au coup d'envoi, l'ancien joueur du Paris Saint-Germain a finalement accepté de s'échauffer avant de faire son entrée à la 84e minute de jeu en lieu et place de Keisuke Honda. Mais comme le rapporte nos confrères de La Gazzetta dello Sport, l'entraîneur Serbe des septuples champions d’Europe n'a évidemment pas apprécié le comportement du natif de Longjumeau qui pourrait quitter le club en fin d’exercice. Cette saison, le joueur âgé de 28 ans n'a débuté qu'une seule rencontre de Serie A (zéro but) et vit visiblement assez mal sa situation.

 

Paolo Hamidouche’ (@Paolino_84)

Photos: Gettyimages

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