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Liga BBVA (J35) | FC Barcelone 6-0 Real Sporting de Gijón : Messi et Suárez soulagent un Barça encore convalescent !

Liga BBVA (J35) | FC Barcelone 6-0 Real Sporting de Gijón : Messi et Suárez soulagent un Barça encore convalescent !

L'équipe de Luis Enrique conserve la tête du championnat à la faveur de son succès retentissant (6-0) face au Sporting. Un but de Messi, un autre de Neymar et un étincelant Suàrez (auteur de 4 réalisations) permettent aux Catalans de rester en vie dans la course au titre. L’Uruguayen occupe désormais le sommet du classement des buteurs atteignant un total de 34 réalisations (+3 par rapport à Cristiano Ronaldo).

 

Nouvelle orgie de buts pour les Blaugranas. Après les huit réalisations marquées il y a trois jours sur la pelouse du Deportivo. Cette fois, les Catalans ont remis le couvert en en mettant six au Sporting Gijón, premier relégable de cette Liga BBVA. Après un premier acte en clair-obscur, Messi et ses compagnons ont assuré le spectacle au retour des vestiaires (avec trois pénalties). Suárez, qui s’est offert un deuxième quadruplé de rang qu’il lui permet de se détacher de Cristiano Ronaldo au classement des buteurs (34 à 31) a laissé son empreinte dans cette rencontre. Les Catalans conservent la tête du campeonato et leur unité d’avance sur les Meringues au moment où l'Atlético, à égalité de points avec les hommes de Luis Enrique reste deuxième en vertu de la différence de buts particulière.

 

 

FC Barcelone 6-0 Real Sporting de Gijón : Le film du match !

 

Seul le manque de réalisme du Sporting Gijón et des décisions favorables de Carlos Clos Gómez ont permis au Barça de sauver les meubles dans l'un des matchs les moins aboutis du club Blaugrana cette saison. Le retour en force du Real Madrid face au Rayo Vallecano (2-3) ou encore la victoire étriquée de l’Atlético contre Málaga (1-0) n’ont pas servi d’électrochoc au FC Barcelone qui a remporté les trois points en faisant le moins d’efforts possibles. Luis Enrique a gardé sa confiance aveugle au même XI de départ en préférant une fois encore Sergi Roberto à Dani Alves. L'entraîneur Culè conscient de l’enjeu a joué ses meilleures cartes face au Sporting. Pourtant, ce sont bien les visiteurs qui vont se montrer les plus tranchants dès les premiers instants de ce match comme l’atteste cette contre-attaque des Rojiblancos qui manquent de faire mouche ! Guerrero élimine Piqué à trente-cinq mètres et remonte tout le terrain côté droit avant de centrer, assez maladroitement, pour Menéndez qui est seul face à Bravo et qui reprend de l'intérieur du droit. Le portier Chilien stoppe la frappe en deux temps (11’). Les Catalans vont dans la foulée répondre immédiatement en profitant au passage d’une petite offrande de leurs rivaux du jour. Un cadeau bien venu en cette période de doutes pour les Azulgranas. Sur une petite ouverture en cloche d'Iniesta pour Suárez. L’Uruguayen est devancé dans les airs par Cuéllar qui boxe le ballon. Mais au moment d'effectuer son geste, il est très légèrement déséquilibré par El Pistolero. La balle arrive directement sur Messi qui marque d'une astucieuse tête lobée. Barcelone mène 1-0 (12’) !

 

Tout semble se dérouler comme prévu. L’ouverture du score rapide aurait dû permettre au Camp Nou de vivre une partie plus que tranquille et surtout bien maîtrisée. On est pourtant loin de la réalité. Le pressing du trident offensif est désorganisé, Iniesta accumule les mauvaises passes et la défense permet au Sporting de s’approcher de la surface de réparation avec beaucoup trop de facilité. En effet, il y a le feu dans la zone de vérité de Claudio Bravo qui sort sur sa gauche mais est dépassé par le tacle de Guerrero, Màscherano repousse une première fois aux six mètres puis Piqué doit faire de même devant le but sans contrer le ballon de la main (45’). C'était juste. Les visiteurs réclameront le pénalty mais c’est bien sur ce score d’un but à zéro en faveur des Catalans que les deux formations rejoindront les vestiaires. Les Culès sont loin d'être rassurants, mais l'essentiel est fait pour eux. Du moins pour le moment, car Gijón s'est procuré un ou deux contres assez intéressants. Bien que très maladroit, Neymar aura été dans tous les bons coups de ce premier acte. Le Brésilien a toutefois fait preuve de suffisance. L’International Auriverde aura mis le feu dans la surface adverse avant de donner le cuir à Suárez dont le tir au point de penalty est dévié en corner (40’). L’ancien attaquant de Santos a par la suite été joliment lancé en profondeur puis a hésité à frapper devant trois adversaires. Encore bien lancé en profondeur vers la gauche de la surface adverse, il a dribblé un adversaire mais il tarde ensuite un peu à frapper et le gardien Iván Cuéllar a eu le temps de se jeter dans ses pieds (43’). Des sifflets timides commencent alors à se faire entendre depuis les tribunes du Camp Nou.

 

 

Le Barça commence enfin à comprendre qu’il serait temps d’arrêter de jouer avec le feu en serrant les boulons et en cherchant le break le plus rapidement possible afin de se mettre à l’abri. Dani Alves dès le retour des vestiaires supplée Sergi Roberto. Pendant ce temps, Messi sert Iniesta juste à côté de lui. Ce dernier donne à droite pour Dani Alves qui centre pour la tête de Suárez qui vient bousculer Cuéllar, venu à sa rencontre. Le ballon revient sur le quintuple ballon d’or qui marque. But logiquement refusé (48’). Neymar tente lui aussi de mettre les siens sur les bons rails mais sans plus de réussite. Le Barça continue cependant de pousser et sur un centre que Suàrez ne parvient pas à dévier de la tête devant le but. Celui-ci arrive toutefois sur Jordi Alba qui frappe. C'est sur un défenseur adverse, en l'occurrence Vranjes, qui dégage...du bras ! Il devait y avoir pénalty pour Barcelone mais Clos Gómez ne siffle qu'un corner (58’). Une minute plus tard, parfaitement servi par la Pulga, Neymar Jr s'emmène bien le ballon vers le but adverse mais tarde trop à frapper et le gardien ferme l'angle (59’). Le pauvre Neymar n'y est pas du tout ! Les Catalans vont de mieux en mieux et Leo Messi est dans un grand soir. L’Argentin déboule dans l'axe et décale Iniesta sur la gauche de la surface adverse pour une passe à ras de terre vers l'Uruguayen qui reprend victorieusement 2-0 (64’).

 

Le reste de la soirée a deux attractions: Tenter de redonner confiance à Ney et essayer de consolider la première place du classement des meilleurs buteurs de Luis Suárez. L'Uruguayen est dans un état de grâce et les pénalties ne sont plus un problème pour le Barça. En seulement quatre minutes, l'arbitre Clos Gomez siffle deux coups de pieds de réparation pour les Culès contre le Sporting. Le premier consécutif à une faute de Canella qui touche clairement le ballon de la main dans sa surface sur un centre de Dani Alves. Le second après une intervention litigieuse de Menéndez qui bouscule clairement Neymar à gauche de la surface adverse. Luis Suárez, avec une maîtrise jamais vue à ce jour se fait par deux fois justice lui-même (74’, 77’) pour s‘offrir un coup du chapeau et surtout consolider son statut de meilleur buteur du championnat avec 34 réalisations. Cristiano Ronaldo suit avec 31 buts.

 

Rien de mieux que des buts dans la dernière demi-heure pour calmer les ardeurs d’un Nou Camp qui recommence à chanter et ose même une ola. Abelardo Fernández, l’entraineur Asturien du Sporting décide de faire reposer certains de ses joueurs abandonnant le jeu aux adversaires et à l'arbitrage de Clos Gomez. Le 5-0 de Neymar (86’), le troisième sur pénalty est généreux. Décevant ce soir, le Brésilien se montre aussi hésitant dans son pénalty mais ça passe. Piètre performance de l'arbitre natif d’Aragon. Il restait cependant suffisamment de temps pour planter une dernière banderille. La défense de Gijón n'y est plus du tout et Luis Suárez, magistralement servi par Messi, ne se fait pas prier pour en profiter 6-0 (88’) et s’offrir un second quadruplé consécutif. Victoire importante pour le FC Barcelone qui récupère sa place de leader de la Liga. Le score fleuve (6-0) ne reflète cependant pas l'écart qu'il y avait ce soir entre les deux équipes. Car même si le Barça a dominé, Gijón s'est également procuré une ou deux belles occasions. L'essentiel est donc fait pour les Catalans qui devront continuer de lutter s'ils veulent conserver leur trône.

 

 

Messi et ‘’pichichi’’ Suárez redonnent vie au Futbol Club Barcelona !

 

Le Real Madrid a souffert avant de s’imposer sur la pelouse au Rayo Vallecano. Les hommes de Zinédine Zidane ont dû surmonter un déficit de deux buts avant de finalement avoir le dernier mot (2-3). L’Atlético face à Málaga a également dû batailler pour l’emporter mais un seul but signé Correa a suffit à faire le bonheur de Diego Simeone. Le Barça n'avait donc pas d'autres choix et la victoire était impérative. Un succès facile devant un Sporting assez médiocre. Une petite équipe qui lutte pour ne pas être reléguée en deuxième division. Et le Barça a gagné en jouant très mal mais en se faisant plaisir aussi: 6-0. Le beau football observé contre le Deportivo était un mirage. La victoire a certes servi à mettre momentanément fin à la crise et redonner de la dynamique jusque-là perdue par le FC Barcelone qui avait seulement récolté 1 point sur 12 possibles. Contre le Sporting, on a eu droit au retour de la pire version Blaugrana. Une équipe fatiguée physiquement et mentalement. Une équipe sans intensité. Fragile en défense et sans idées en attaque. Avec Neymar loin, très loin, de ce joueur admiré il ya encore quelques mois seulement. A l’image de l’ensemble de l’équipe, qui était parfois à la merci de l'adversaire Asturien. Heureusement, Messi reste Messi. Un joueur d'une autre planète qui joue son rôle en ces moments de crise. Il a pris ses responsabilités en aidant l'équipe à surmonter les mauvais moments. Messi et Luis Suárez, auteur d’un autre quadruplé, tout comme il l'avait fait au Riazor ont redonné vie à une formation qui lors de la première mi-temps est apparue moribonde avant de montrer en seconde période un bien meilleur visage.

 

Statistiques clés :

 

3 - Le tabou Sporting Gijón est vaincu. Le club de Gijón n’avait jamais concédé un but de Messi avant ce samedi soir. Pour l'Argentin, il reste seulement Las Palmas, Hércules et le Deportivo Xerez qui lui ont résisté en Liga BBVA.

 

19 – Comme le nombre de pénalties obtenus cette saison par Barcelone en championnat. Un vrai record, personne n'en a jamais eu tant dans l'histoire de la Liga. Le dernier record était la propriété du Betis (16) lors de la saison 1991/1992.

 

L’homme du match :

 

Leo Messi – Outre les quatre buts de Luis Suárez. La puce a accompli un travail extrêmement important: D’abord, il ouvre la marque pour son équipe avant d’offrir un caviar au Pistolero sur le but du 6-0. En plus d’actions lumineuses et des passes fantastiques distribuées aux deux autres compères de la MSN.

 

 

Le pire :

 

Pichu Cuéllar - Il est vrai qu’il encaisse trois buts sur pénalties, il est vrai que la premier but marqué par Barcelone est très discutable (charge de Suárez sur le gardien), mais indépendamment de cela, l'ancien portier de l’Atlético Madrid n’offre jamais de certitudes à l'ensemble du département défensif. Beaucoup de sorties ratées. Des erreurs qui auraient pu rendre encore plus corsé le score final.

 

La déclaration :

 

Luis Enrique (Entraîneur du Barça) : "Je suis optimiste quand je vois mes joueurs s'entraîner, quand je les vois se rebeller dans des situations compliquées. Nous avons inversé une dynamique très négative", a souligné le technicien en conférence de presse. C'était une dynamique à laquelle personne ne s'attendait mais qui peut arriver dans le football parce qu'il n'y a pas d'équipes ou de joueurs parfaits. Tout le monde est humain et tout le monde peut faire des erreurs", a fait valoir Luis Enrique. " Leader à trois journées de la fin, le Barça (1er, 82 pts) a une différence de buts particulière favorable vis-à-vis de l'Atletico (2e, 82 pts) et du Real Madrid (3e, 81 pts), ce qui lui assure de conserver le titre de champion s'il remporte ses trois derniers matches. Le Barça se déplacera sur la pelouse du Betis Séville samedi prochain, puis recevra l'Espanyol pour le derby barcelonais le week-end du 8 mai, avant d'aller à Grenade lors de la dernière journée, le week-end du 15 mai. "Pour le moment, nous sommes dans la meilleure situation parmi les aspirants au titre mais la difficulté est maximale parce que nous n'avons pas le droit de trébucher", a observé Luis Enrique. "Je crois que les trois candidats au titre ne vont pas flancher. Mais nous aurons des difficultés lors des deux déplacements et à domicile contre l'Espanyol. Il y a une longue semaine qui arrive (sans match intercalé, NDLR), ce qui n'arrive pas souvent pour nous. Nous allons pouvoir travailler certaines choses, nous améliorer, avec la conviction d'aller chercher ces trois matches-là", a-t-il conclu.

 

Paolo Hamidouche’ (@Paolino_84)

Photos: Gettyimages

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